mercredi 12 décembre 2012

De l'idée à l'objet

Le 1er janvier 2013 paraîtra officiellement notre prochaine publication. Le 1er janvier?! Oui, nous avons choisi une date festive, car ce livre est une fête. Évidemment, il sera arrivé un peu avant chez les libraires, afin que tu puisses te le procurer dès l'ouverture de ta librairie préférée, le 2 janvier par exemple.
À cette occasion, je te propose une nouvelle balade dans la salle des machines, pour accompagner la venue au monde des librairies d'un livre dont, grâce à l'interactivité d'internet, tu as pu suivre les prémisses... Alors pourquoi ne pas t'emmener dans les détails?
Il s'agit de l'aventure de "La Lumière au fond du placard", blog de dessins devenu bande dessinée.
Lorsque la mécanicienne le découvre sur Yagg.com, elle est rapidement séduite par le ton apaisant, l'idée juste et l'humour poétique que déploie son auteure, Gami.
Après une phase d'observation et de lecture, nous entrons en contact et, ô chance, nous nous rendons compte que nous sommes presque voisines. Au cours d'une après-midi autour d'une limonade au pied des Pyrénées, nous faisons connaissance, discutons de ce projet, pour finalement décider au début de 2012 de tenter cette aventure ensemble : faire passer de l'écran au papier une petite môme bleue à marinière qui aime les filles.
Gami se met au travail, parallèlement à son activité professionnelle, et consacre l'essentiel de son temps libre à créer ses planches. L'éditrice réfléchit au format, coordonne les contraintes techniques, sélectionne les fabricants, les matières... De temps en temps, nous faisons le point, les dessins voyagent d'un ordinateur à l'autre pour être améliorés, précisés, organisés.
À la fin de l'été, ils sont globalement terminés.
Travail en commun auteure-éditrice
Grande réunion de travail pour définir les dernières étapes: fin des corrections du texte, assemblage des chapitres, finalisation et harmonisation des couleurs. On choisit ensemble le papier, la finition du livre, l'optique pour l'illustration de la couverture.
Vient le moment de la mise en en page. chez l'éditrice Parallèlement, le designer travaille sur la maquette de couverture avec le dessin de Gami.
Le livre prend forme. On procède au fignolage, des dessins sont modifiés, des pages déplacées, des phrases retouchées: dès lors, la vision d'ensemble de ce que sera le document final apporte des éléments qui donnent l'occasion, pour peu qu'on prenne le temps, de continuer à améliorer le livre à venir...
La couverture est terminée, l'intérieur aussi. Les fichiers partent chez le fabricant.
Le traceur
Quelques jours plus tard, le traceur de contrôle, arrive au bureau. Ce sont les différents cahiers prêts à être assemblés, mais en un tirage d'essai. L'impression est en basse définition, sur du papier ordinaire, donc cela ne ressemble pas du tout au résultat final, mais ces épreuves aident l'éditeur à se faire une idée précise du résultat en termes de format, et de contrôler le placement des éléments, la succession de pages, le texte et de repérer les dernières erreurs s'il y en a. Le traceur, devenu "bon à tirer", servira de témoin lors de l'impression finale, le fabricant pourra s'y référer. Il repart donc à l'imprimerie.
Là-bas a lieu la transition entre la conception et la fabrication proprement dite: les fichiers fournis par l'éditeur (de l'intérieur du livre d'une part, et de la couverture d'autre part), sont interprétés grâce à un matériel particulier pour les dissocier en images en quatre couleurs superposables.
Les plaques gravées de La Lumière au fond du placard
Ces images vont servir à graver des plaques de métal, qui seront calées dans la machine (la presse) en quatre points d'impression correspondant aux quatre couleurs (Cyan, Magenta, Jaune, Noir).

 En règle générale, l'éditeur n'a plus prise sur le livre jusqu'à la livraison. Ces étapes sont souvent laissées au soin de l'imprimeur et des intervenants du domaine de la fabrication. Nous mettons beaucoup de cœur dans nos livres, aussi faisons-nous partie de ceux qui, lorsque c'est possible, viennent assister au tirage - un moment stressant, excitant, un peu solennel, le symbole de la fin d'une histoire intime, le début de sa vie publique. Nous avons choisi de faire imprimer nos ouvrages en France, dans une entreprise (certifiée Imprim'vert et FSC) plus que centenaire, ancrée dans un pays attachant, le Quercy. Les imprimeurs sont toujours heureux de recevoir des gens passionnés et intéressés par leur savoir-faire.
La presse pour la couverture : chaque bloc imprime une couleur
Le jour dit, nous arrivons au moment où la presse est prête : les plaques sont engagées, les encres correctement chargées.

Les premières couvertures sortent















Les premières couvertures apparaissent dans la gueule de la machine.

Il faut en tirer un certain nombre pour que les quantités d'encres soient équilibrées et stables.

Vérifications minutieuses de la qualité de l'impression
Ensuite, le conducteur prélève un exemplaire, le place sur un pupitre avec un éclairage au jour, où il vérifie plusieurs choses à l'aide d'instruments tels la loupe et le densitomètre: la parfaite superposition des 4 images. L'aspect général des couleurs, le rendu, le grain, le dosage de chaque couleur.
Nuancier de couleurs

Il multiplie les contrôles et les réglages tout au long du tirage, afin d'obtenir la stricte cohérence de toutes les impressions.

Pots d'encre et feuilles de papier
En théorie, le créateur de l'image, choisit des couleurs précises. Souvent, cependant, elles ne sont pas normalisées, et il est bon de voir "ce que ça donne" à l'impression, pour éventuellement ajuster un peu les dosages. Bien sûr, on ne peut pas complètement changer la couleur, juste la sublimer, et vérifier l'harmonie des effets sur l'ensemble de l'image. Il y a une petite part de subjectivité.
La pelliculeuse en action
Enfin, le pelliculage de la couverture (elle est recouverte d'une sorte de film protecteur) achève de montrer ce que toi, lectrice, tu verras en tenant ce livre entre les mains.

Cette fois, s'agissant d'un ouvrage illustré, nous avons aussi assisté au tirage de l'intérieur.


video

Les grandes feuilles de papier sont crachées par la presse, et nous découvrons l'imposition des pages du livre (sur une seule feuille de papier sont imprimées plusieurs pages du livre final, qui seront assemblées en cahiers reliés). Le tirage ne tarde pas à "rouler".

Feuillet de pages intérieures au pupitre de réglage




Les jours qui suivront seront consacrés au façonnage: pliage, assemblage, brochage, séchage, massicot, emballage... Et ces opérations délicates demandent encore un peu de temps. 
Alors patience, et à très bientôt pour découvrir cette délicieuse bande dessinée, qui saura t'accorder une bouffée d'air frais bien oxygénante dans la morosité et la folie actuelles.
Et hop!



Premiers tirages validés

lundi 1 octobre 2012

Tête à tête... final

Ça y est ! Tu as été patiemment impatiente, amie lectrice, et nous nous réjouissons de t'annoncer la parution de la conclusion de la série que tu as tant aimé, celle des enquêtes de Tori Hunter.
Gerri Hill achève sa trilogie par "Tête à tête", que tu pourras avoir entre les mains à partir du 18 octobre.
En voici l'argument :

La protégée de Tori Hunter, Casey O'Connor, a intégré la brigade criminelle de la police de Dallas depuis peu. Elle voit arriver avec circonspection sa nouvelle coéquipière, Leslie Tucker, lorsqu'une affaire de meurtres de femmes célibataires émerge et requiert les efforts de deux équipes de détectives.
L'enquête soulève de nombreuses questions sur le modus operandi et les motivations de l'assassin au couteau, ainsi que sur le rôle exact d'un drôle de jeune homme lunaire… Leslie Tucker préférerait que les questions se limitent à la sphère professionnelle, mais la fréquentation de ses nouveaux collègues, et en particulier de sa coéquipière, semble remuer beaucoup de choses en son for intérieur, au moment où elle s'apprête à arrêter la date de son mariage avec son fiancé. 
La traque du tueur dans le milieu des sans-abris de Dallas s'organise, mêlant dangereusement sentiments personnels et devoirs professionnels…
 
Alors, pour retrouver tes valeureuses héroïnes Tori, Sam, Casey, et découvrir la délicieuse Leslie, plus qu'une chose à faire : précommander ton exemplaire de "Tête à tête" chez ton libraire préféré, en ville ou en ligne, ou sur notre site, ICI !
À très bientôt amie lectrice...
 

dimanche 5 août 2012

Jane se fait du souci

Tu connais bien Jane, amie lectrice fidèle de son Monde... C'est une bande dessinée dont l'objet est la vie quotidienne (et les déboires) d'un petit groupe de Californiens : elle se déploie avec fantaisie, parfois onirisme, toujours humour. Son auteure, Paige Braddock, y évoque très rarement les aléas de l'actualité politique des États-Unis ou du monde ("Jane n'est pas un animal politique", dit-elle), ce qui rend d'autant plus exceptionnelle la planche qui suit.
Elle est en effet inspirée directement par la violente controverse autour du fast-food Chick-Fil-A, la deuxième chaîne spécialiste du poulet hypercalorique aux États-Unis, dont le P.D.-G. s'est déclaré par conviction religieuse contre l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, et finance avec prodigalité les campagnes d'opposition au mariage pour tous. Il a déclenché par cette affirmation publique l'indignation de nombreuses personnalités, artistes, entrepreneurs…, et des LGBT et leurs amis (à titre privé ou par associations interposées), dont certains ont décidé de boycotter ces restaurants (soulevant des questions non plus seulement religieuses, mais aussi économiques, à l'heure de la crise financière, où les citoyens sont appelés à soutenir les entreprises nationales). Le débat fait rage dans un pays où il est habituel que de grandes entreprises prennent des positions politiques, rendant par conséquent l'acte de consommation lourd de sens politique. Mais la question de l'ouverture au mariage et, plus largement, de l'égalité des droits demeure particulièrement sensible, car clivante... Et la mécanicienne espère bien que le débat qui s'annonce en France sur les mêmes questions sera un peu plus serein.
"Mangez des brocolis!" © Paige Braddock, 2012

lundi 25 juin 2012

Un essai !




HOMOGRAPHIES paraît le 30 juin. Cette date n'est pas anodine, chère lectrice, puisqu'il s'agit du point d'orgue des manifestations de fierté LGBT en France, avec la marche parisienne.
Le projet de rendre cet essai espagnol disponible en français nous habitait depuis de nombreuses années, et c’est aujourd’hui enfin chose faite. Homographies est non seulement d’actualité, mais son audace, sa justesse et l’intelligence de son propos font de sa lecture un moment incontournable et stimulant, pour peu que l’on croie fermement que se penser, c’est commencer à être acteur de son destin.

À l'heure où il semble à beaucoup que le discours ambiant de tolérance envers les minorités induit par sa seule existence la réalité d'une société ouverte, ayant atteint le degré suprême de la bienveillance, Homographies vient donner un coup de pied pailleté dans la fourmilière bruissant d'autosatisfaction. 


Avec audace, irrévérence, humour et grand sérieux, cet essai iconoclaste propose un parcours panoramique du "fait gay et lesbien" occidental à l'aube du XXIe siècle. De la protection des homos comme stratégie écologiste, à l'invention de recours de solidarités conjugales en passant par les pissotières, les salles de sport, le placard, les cours de récréation (sans oublier les implantations urbaines, les questions terminologiques, sanitaires, ou les positionnements politiques et identitaires) Homographies ne s'épargne ni ne s'interdit rien. Et offre ainsi à ses lecteurs une véritable bouffée d'air frais. 

Alors ne te prive pas, chère lectrice, de ce concentré d'énergie en 224 pages à commander dès aujourd'hui !

ISBN 9-78-2-915342-29-1  224 pages    16,00 euros 



mardi 3 janvier 2012

Nouvel an


Heureuse de sacrifier à la saison, je te souhaite, amie lectrice, une année 2012 merveignifique. Avec beaucoup de livres...

vendredi 7 octobre 2011

La Brise du golfe

Et la revoir…, Le Vin étrange, Celles qui s'abandonnent, Rêve à nu, Coyote Sky, Plus loin, Indomptable, et à présent La Brise du golfe, de Gerri Hill, huitième titre de la collection "Romance", l'occasion d'un rapide coup d'œil en arrière, quelques lignes pour mesurer, avec toi, amie lectrice, le chemin parcouru depuis 2005 et la sortie du premier roman de Lyn Denison ; non pas avec nostalgie – car bien d'autres plaisirs de lecture nous attendent encore, et que nous n'avons guère à regretter – mais avec enthousiasme… car si tu en doutais, rassure-toi, nous en avons encore de l'énergie pour continuer à construire, pierre après pierre cette bibliothèque habillée de rose et de cœurs… avec pour seul guide un goût, pas si secret que cela pour ce qui relève strictement du plaisir textuel. Selon certains, on devrait avoir un peu honte de se délecter ainsi de belles histoires de femmes qui s'aiment, se désirent et luttent contre le monde ou elles-mêmes pour faire triompher leurs sentiments ; or nous, loin de nous cacher, nous nous affichons. Oui nous aimons les romans sentimentaux et oui nous sommes fières d'en publier ! C'est donc bien haut que nous hissons notre bannière rose et que nous revendiquons notre absence totale du moindre état d'âme à lire de la littérature populaire, à être couchées au ras des pâquerettes…, le nez et les mains dans ces pages qui ont tant à nous offrir et qui, tu me le dis parfois dans de gentils petits mots (nous n'en recevons jamais autant que pour parler de ces livres-là… pas un hasard sans doute), nous permettent d'être un peu mieux au monde. 
À l'annonce de la sortie de La Brise du golfe, tu m'as écrit sur un coin de ton bon de commande : « Les marais et les oiseaux, ça me fait déjà rêver… » Eh bien moi aussi et c'est exactement pour cela que j'ai choisi de publier ce livre. Parce que j'ai espéré que Carly Cambridge et Pat Ryan, ces deux magnifiques femmes qui vont se rencontrer et se découvrir dans de beaux décors et autour d'une mission commune, soient, sinon des modèles, au moins des sources d'inspiration, et une grande bouffée d'air dans un quotidien pas toujours... rose.
Pour cette aventure-là, prépare tes chaussures de marche, tes jumelles, ta lotion anti-moustiques et… attention aux bourrasques !

lundi 26 septembre 2011

Petite question de curiosité

La question que tu me poses sur Facebook, amie lectrice, me donne l'occasion de répondre sous la forme d'un message sur ce blog, que je n'alimente sans doute pas assez régulièrement (ce que je regrette fort, crois-le bien). Je te remercie donc de me permettre de poursuivre notre dialogue.
"Combien de temps faut-il entre la sélection du prochain auteur ou de l'histoire et la publication du livre? Comment ça se passe, quelles sont toutes les étapes ? Merci d'avance!"
Pour commencer, je dirais que nous ne sommes représentatives que de nous-mêmes : d'une part, en tant que maison d'édition "à spécialité", par rapport aux maisons généralistes ; dans le cas de ces dernières, entre le choix d'un auteur (souvent sur sollicitation d'un agent), l'achat de droits d'auteurs, la réalisation de l'ouvrage, les corrections, la maquette, la fabrication, la publication... il se passe en moyenne de 6 à 18 mois, le plus souvent 11 ou 12 mois, pour des questions de rentabilité. D'autre part, en tant que maison à forte exigence qualitative, nous ne nous soumettons jamais à l'exigence de rapidité, c'est-à-dire que nous passons tout le temps qu'il faut, sans l'économiser, sur un livre afin que le texte te parvienne sous son plus beau jour, et dans les meilleures conditions possibles. Cette caractéristique-là est une vraie singularité, parce que c'est un grand luxe, financièrement parlant – plus on publie vite, plus on a de trésorerie, mais moins bien soignées sont les publications (présentation, coquilles, erreurs en tout genre).
J'en viens à répondre plus directement à ta question, amie lectrice : deux cas peuvent se présenter à moi, celui d'un ouvrage écrit en français (ce qui n'est qu'une petite proportion de nos publications, puisque nous avons choisi de publier essentiellement des ouvrages traduits), ou celui d'un ouvrage traduit. 
  • Le cas d'un ouvrage écrit en français :
Le manuscrit arrive par La Poste, et il est lu dans les semaines qui suivent sa réception. En cas de coup de cœur, d'autres avis sont sollicités, et la décision est prise après discussion. L'auteur est contacté, on échange, on voit si l'on peut travailler ensemble. 
Ensuite, le travail mutuel sur l'ouvrage commence. L'éditeur prodigue des conseils, des corrections, des suggestions, son métier véritable est là. Il inscrit l'ouvrage dans un projet littéraire, aide l'auteur à lui donner une cohérence. Cet aspect est, tu t'en doutes amie lectrice, ce qui constitue l'essentiel du temps avant la publication, et il dépend à la fois de la disponibilité de l'auteur et de l'éditeur, du texte... Cela prend plusieurs mois. 
La préparation de l'ouvrage avant son départ à l'imprimerie se divise en corrections, relectures, corrections, mise en page, création de la couverture… Encore quelques semaines de plus !

La fabrication de l'ouvrage en tant qu'objet est l'affaire de l'imprimeur. Nous avons choisi de travailler avec des imprimeurs français spécialistes du livre, respectueux de l'environnement, expérimentés. Une fois qu'ils ont reçu nos fichiers informatiques, ils préparent une version témoin du livre à venir, nous l'envoient afin que nous fassions une dernière vérification, et lorsque nous leur donnons le feu vert, ils impriment les pages intérieures. Le plus souvent, nous allons ensuite assister au tirage de la couverture, afin de superviser les derniers réglages de couleurs. Ce qui se passe chez l'imprimeur, je t'en parle ici.

  • Le cas d'un ouvrage traduit
 Le premier travail de l'éditeur, c'est de rechercher la perle. Cela prend la forme de lectures, d'information, de veille... Jusqu'à la décision de publier la traduction. Pour cela, il faut retrouver l'auteur. La plupart du temps, nous avons des contacts chez les éditeurs étrangers ou dans les agences littéraires, ce qui facilite les choses. Pour l'anecdote, il faut quand même dire que parfois, c'est plus compliqué (éditeur disparu, auteur perdu de vue depuis des années ou décédé...) L'un des romans de notre catalogue nous a donné 27 mois de travail pour réussir à contacter l'auteur !
Ensuite, il faut négocier les droits d'auteur, signer un contrat, tout en ayant un traducteur prêt à s'engager dans la traduction.
Les délais de traduction (en règle générale de trois mois chez un gros éditeur) sont un peu plus longs chez nous, par souci à la fois du confort de travail des traducteurs (qui ont d'autres travaux à produire parallèlement, ou des emplois) et, par ricochet, de la qualité du résultat.
La traduction subit ensuite des ajustements avec l'intervention de correcteurs, puis fait l'objet de différentes relectures afin de traquer les erreurs et aspérités nécessitant d'être "polies".
À ce stade, on rejoint le cas de l'ouvrage français : mise en page, création de la couverture, fabrication.
Dans l'ensemble, nous passons 14 à 18 mois à travailler sur un livre, mais cela peut aller jusqu'à beaucoup plus longtemps, autour de deux ans pour la collection blanche, par exemple.
Ce qui signifie que nous avons beaucoup de projets à venir, et bien des surprises à te réserver encore, amie lectrice, puisqu'en ce moment où sort un livre, nous travaillons déjà à ceux que tu liras dans... trois mois, mais aussi dans deux ans !



Merci J.Zhou






mardi 17 mai 2011

IDAHo - Journée Internationale de Lutte contre l'Homophobie et la Transphobie


Le 17 mai est la journée mondiale de lutte contre l'homophobie : IDAHo
L'homophobie et la transphobie existent. Des associations, des professionnels et des personnes engagées aussi.
Face à des situations de haine, n'hésitez jamais à vous tourner vers eux.
Par exemple, SOS Homophobie peut vous aider, alors aidez-les aussi.
La ligne d'écoute anonyme : 0148 06 42 41 ou numéro Azur 0810 108 135
Faire un don : cliquez ici pour soutenir les actions de SOS Homophobie.

Bonne journée !

lundi 21 février 2011

Tête Basse, tête haute.

Depuis près d'un an maintenant, nous en avons reçu beaucoup, beaucoup, beaucoup, des messages… pour nous demander quand sortirait la deuxième aventure de Tori Hunter, l'intrépide et ombrageuse femme flic imaginée par Gerri Hill dans le premier volet de la trilogie qu'avait lancée Tête brûlée. Eh bien la voici enfin ! Après le passage entre les mains expertes de la traductrice, Nathalie, et de la correctrice, après l'habillage final conçu par notre talentueux François, après les allées et venues dans les impressionnantes machines de l'imprimeur, puis, dernière étape, après la distribution par nos soins… Tête basse arrive chez toi, amie lectrice impatiente. Et crois-moi, tu ne seras pas déçue. C'est avec aplomb que je peux être aussi affirmative ; car l'auteure a le talent que tu connais et qui, une fois de plus, ne se dément pas. À l'heure où tant d'histoires pèchent par un rythme poussif qui nous les font abandonner bien vite… où tant de personnages restent à nos yeux et dans nos cœurs de misérables coquilles vides… où les lieux évoqués ne sont que des décors servant tout juste de prétexte… Nous avons là du corps, du souffle et des mots, bien choisis, bien agencés pour nous mener d'une seule traite jusqu'à la conclusion d'une intrigue parfaite. Avec ce petit supplément qui fait toute la différence : l'art de décrire une relation amoureuse alors qu'elle a déjà pris son envol, de faire mûrir son héroïne… et de nous faire découvrir de nouveaux personnages, dont en particulier Casey, une jeune policière fougueuse et sympathique (reflet inversé de Tori dans le miroir de ses années de formation ?) C'est un plaisir de publier des livres réussis. Gageons que c'en sera un de les lire, pas trop vite, pas trop vite. Je t'entends déjà me réclamer à cor et à cris la suite… alors qu'il vient à peine d'entrer dans le laboratoire des alchimistes danslengrenagiens. Nous œuvrons, nous pressons les boutons, nous faisons ronronner le moteur, la machine est en marche. Rendez-vous dans quelques mois, pour la troisième et dernière aventure de Tori Hunter, amie lectrice. Et d'ici là, prépare-toi à de nouvelles découvertes !

mardi 5 octobre 2010

Indomptable

Chose promise, chose due, amie lectrice : la dernière-née est là ! Tu avais aimé Et la revoir..., tu avais aimé Rêve à nu ?Tu vas pouvoir découvrir Indomptable, le troisième roman que nous publions de l'Australienne Lyn Denison.
[Dernière heure : des petits problèmes liés à la fabrication nous retardent un peu. Patience est mère de Beauté ;-) ]


Résumé :

Rachel Weston est bien trop occupée pour réfléchir à sa vie, absorbée par ses deux jeunes enfants et le développement de sa jardinerie.
Le jour où elle doit embaucher de l'aide, quelle n'est pas sa surprise de voir resurgir dans son bureau une vieille connaissance, Quinn Farrelly, venue se porter candidate ! Il faut dire que douze ans plus tôt, après une adolescence rebelle, la jeune femme a été impliquée dans un mortel accident de voiture qui lui a valu un long séjour en prison.
Malgré les mises en garde de son entourage, Rachel donne sa chance à Quinn. Rapidement, elle va découvrir une personnalité plus sensible qu'ombrageuse et n'aura aucun mal à l'apprivoiser, en dépit de sa réputation… Jusqu'à ce que des sentiments troublants s'éveillent entre elles, remuant les eaux insondables de la vie de Quinn.

jeudi 30 septembre 2010

Ravalements

 Comme nous ne faisons jamais rien comme les autres, notre grand ménage de printemps a lieu en... automne : c'est ainsi que nous te soumettons, amie lectrice, une nouvelle apparence pour ce modeste blog, de même qu'une interface plus élégante pour notre site internet.
Cela préfigure naturellement la sortie d'une nouveauté, que nous t'annonçons pour très bientôt (ça se compte en jours), sans pour autant pouvoir te donner une date définitive. Mais tu le sais, amie lectrice, nous ne manquerons pas de t'aviser dès que possible du jour de parution du troisième roman de ta chère Lyn Denison (celle dont tu as dévoré Et la revoir... puis Rêve à nu).
Prépare-toi à faire connaissance avec une belle et énigmatique... Indomptable.
À très vite !


Merci K. Corwder.

lundi 23 août 2010

Ça travaille..

Oui, oui, c'est l'été, c'est la rentrée, mais tout pareil ici, ça tourne ! Bientôt d'excellentes nouvelles...
Et merci, amie lectrice, de m'avoir signalé ce beau film de présentation d'un distributeur de films de cinéma qui a beaucoup de choses à voir avec nous :

Merci Cecilia ;-)

lundi 22 février 2010

Le Monde de Jane, tome 3


Le troisième tome des aventures de notre chère Jane est disponible (Le Monde de Jane, de Paige Braddock). Comme tu as pu le voir, amie lectrice, son auteure, la délicieuse Paige, nous a fait l'honneur et surtout le plaisir d'une visite il y a peu, à Paris et à Angoulême, à l'occasion du Festival International de la bande dessinée. L'occasion de consolider une amitié, de partager d'excellents moments et de mettre au point beaucoup de nouveaux projets à partager avec toi.
Nous te présentons donc le blog de Jane en français, où nous mettrons en ligne tous les lundis une planche, un strip, des croquis, bref de nouveaux dessins. En ce moment, tu peux retrouver des planches en couleurs inédites !
Rendez-vous donc tous les lundis et dans les trois albums disponibles... sur notre site ou chez ton libraire préféré.
Et pour en savoir plus sur Paige Braddock, voici une interview en vidéo exclusive réalisée par Yagg.com.



À lundi ;-)

vendredi 5 février 2010

N'importe quoi



Si comme moi souvent, amie lectrice, les bras t'en tombent en lisant ou en entendant les arguments des adversaires de l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, tu te réjouiras de voir ci-dessous rassemblées une douzaine de réflexions ironiques que de telles positions t'inspirent sans doute régulièrement. Sur le même modèle que celui des fameuses questions faussement candides posées aux ultra religieux condamnant l'homosexualité, les joyeux drilles du blog The Daily What (signalé par l'incontournable "Revue de web" du site Yagg.com) se sont livrés à un petit exercice de style, que ta servante a traduit à ton intention :

12 arguments contre la légalité du mariage homosexuel

1. L'homosexualité n'est pas naturelle, comme les lunettes de vue, le polyester et la contraception.

2. La validité du mariage hétérosexuel repose sur le fait qu'il produit des enfants. Le mariage doit être interdit aux couples stériles et aux personnes âgées parce que le monde a besoin de davantage d'enfants.

3. Immanquablement, les parents homos vont faire des enfants homos, puisque les parents hétérosexuels ne font que des enfants hétérosexuels.

4. Le mariage hétérosexuel perdra toute la richesse de son sens si l'on autorise le mariage homosexuel, étant entendu que le mariage de 55 heures "pour rire" de Britney Spears était très riche de sens.

5. Le mariage hétérosexuel existe depuis des temps immémoriaux et n'a jamais changé d'un iota : les femmes restent la propriété des hommes, les Noirs n'ont pas le droit d'épouser des Blancs et le divorce est interdit.

6. Le mariage homosexuel doit être examiné par le peuple, non pas par les tribunaux, car ce sont les élus issus du suffrage majoritaire qui, historiquement, ont protégé les droits des minorités, et pas les tribunaux.

7. La religion est contre le mariage homosexuel. Dans notre théocratie, les valeurs d'une seule religion sont imposées à un pays tout entier. C'est la raison pour laquelle aux États-Unis, nous n'avons qu'une seule et unique religion.

8. Le mariage homosexuel va encourager les gens à devenir homosexuels, de la même façon que fréquenter des individus de grande taille fait grandir.

9. Légaliser le mariage homosexuel, c'est ouvrir la porte à toute sorte de comportements déviants. Les gens risquent même de souhaiter épouser leur animal de compagnie, car l'on sait bien qu'un chien jouit d'un statut légal et peut signer un contrat de mariage.

10. Les enfants ne peuvent pas s'en sortir sans une figure masculine et une figure féminine dans leur foyer. C'est pour cette raison qu'il est interdit aux parents célibataires d'élever des enfants.

11. Le mariage homosexuel bouleverserait la stabilité de la société. Le mariage hétérosexuel existe depuis des temps immémoriaux, et nous ne pourrons jamais nous adapter à de nouvelles normes sociales, pas plus que nous avons pu nous adapter à des choses telles que la voiture ou l'allongement de la durée de la vie.

12. Les unions civiles, (qui offrent quasiment les mêmes avantages que le mariage mais en s'appelant autrement) sont à préférer, car une institution "réservée à certains mais égalitaire" est toujours constitutionnelle. Les mariages réservés aux gays et aux lesbiennes fonctionneront aussi bien que les écoles réservées aux Afro-américains.


Merci Roger Heargraves.

mardi 5 janvier 2010

Tête Brûlée, de Gerri Hill


Après le lancement de la dernière née de nos collections, Cambouis (du noir Dans L'Engrenage), avec Hancock Park de la reine incontestée Katherine V. Forrest, nous t'avons réservé, amie lectrice, le premier roman policier de la relève des auteures lesbiennes de romans populaires, j'ai nommé Gerri Hill.
Tu as aimé, dans la collection Romance, Coyote Sky : sache que Gerri Hill fait preuve d'autant de savoir-faire dans le domaine policier. Elle compose une intrigue principale haletante, sans négliger d'y ajouter les à-côtés crédibles de la vie professionnelle de véritables détectives, qui provoquent les péripéties propres à accrocher la lectrice. Et, bien entendu, parallèlement, la psychologie des personnages est fouillée, le rapprochement des protagonistes à la fois sans artifice, sexy, drôle et émouvant.
Il s'agit du premier volet d'une trilogie construite autour de la détective Tori Hunter, de la police de Dallas. Véritable tête brûlée, rien ne l'arrête, elle est le genre de flic indépendant qui ne fait rien pour se faire aimer, concentrée sur la résolution des enquêtes confiées à ses bons soins. Si le règlement le permettait, elle travaillerait seule : sa détermination, sa personnalité rugueuse et son jusqu'au-boutisme lui ont aliéné collègues et partenaires successifs.
La malice et, sans doute, la tendresse de son supérieur lui réservent une surprise, sous les traits d'une nouvelle coéquipière, Samantha, qui ne tardera pas à se montrer aussi déterminée qu'elle. Son attitude résolument amicale aura raison de la raideur de Tori, tant et si bien d'ailleurs que la nature de leurs relations glissera vers des terrains plus mouvants...
Alors amie lectrice, si tu aimes le suspense et les pages qui se tournent toutes seules... Prépare-toi à découvrir une nouvelle plume noire bien affûtée !






Acheter Tête Brûlée

Acheter Coyote Sky

vendredi 1 janvier 2010

Jour de l'an 2010



Lectrice ma chère amie, je te souhaite le meilleur pour l'année qui s'ouvre et, au diable l'avarice, pour la décennie qui commence.
Je te souhaite surtout d'être épargnée par les chagrins, les difficultés, les doutes et les douleurs. Pour le reste, tu sais mieux que moi ce qu'il te faut ;-)
De mon côté, je ne peux que te promettre de tout faire pour te réserver au moins quelques bons moments de lecture par-ci, par-là, petites bulles de savon dans le grand bain de ton année.

samedi 21 novembre 2009

Precious de Lee Daniels

La mécanicienne est toujours curieuse de voir les adaptations cinématographiques d'œuvres littéraires : deux modes d'expression, deux univers aux moyens parfois proches, parfois très éloignés, de dire le monde, qu'il soit physique, métaphysique ou onirique.
En ces temps de festival Chéris-Chéries au forum des Images de Paris-Les Halles, il est dans l'air de parler cinéma.
Alors pour le plaisir et parce qu'elle est très très impatiente de voir l'adaptation d'un livre magnifique, Push, de l'écrivaine et poétesse étasunienne Sapphire (publié en France aux Éditions de l'Olivier et disponible en poche chez Points Seuil), voici la bande-annonce du film Precious, présenté à Cannes en 2009, que l'on pourra voir en salles en France en mars 2010... Nos amies canadiennes auront la chance d'en profiter dès le 27 novembre.
(Au casting : Gabourey Sidibe, Mo'Nique, Paula Patton, Mariah Carey, Lenny Kravitz...)

Nous en entendrons parler !



(B.O. : Tu te rappelles Destiny, de Mary J. Blige ?)

mardi 10 novembre 2009

Joindre l'utile à l'agréable...

Comme toi sans doute, amie lectrice, nous nous sentons concernées par les questions environnementales, dans le mesure de nos moyens (réduction de la consommation d'encres et papiers, choix de fournitures et partenaires animés de la même volonté, recyclage...)
Une organisation internationale (350.org) milite pour sensibiliser les décideurs du monde entier à faire le nécessaire à l'échelle politique afin que les émissions de CO2 soient ramenées à la limite établie par les scientifiques, soit 350 ppm, au-delà de laquelle le réchauffement climatique nous réserve des catastrophes. Nous en sommes à 390 ppm.
L'initiative ci-dessous montre l'effeuillage d'une poignée de mannequins engagées qui font baisser la jauge à chaque vêtement retiré. La question est : arrivera-t-on à 350 ?